Des centaines de familles palestiniennes déplacées et des maisons démolies à Hébron après la mort de deux soldats israéliens

HÉBRON, 24 octobre 2026
Les forces israéliennes ont contraint des centaines de familles palestiniennes à quitter leurs maisons dans la ville d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée. Cette opération s’accompagne de démolitions de logements et de bâtiments, ainsi que de restrictions sévères à la circulation, dans le cadre d’une vaste opération militaire lancée par Israël après une attaque qui a coûté la vie à deux soldats israéliens et en a blessé trois autres près de la ville.
Selon des informations de presse citant des responsables locaux et des témoignages d’habitants, les évacuations se sont principalement concentrées dans les secteurs d’Al-Jalda et d’Aïn Deir Baha. Les forces israéliennes ont renforcé leur présence militaire, fermé des routes et des accès, et contraint des familles à quitter précipitamment leurs logements sans pouvoir emporter tous leurs effets personnels.
Selon Reuters, environ 1 200 Palestiniens ont été déplacés d’Hébron au début de l’opération. La municipalité de la ville a averti que d’autres habitants pourraient perdre leur logement si les mesures militaires se poursuivaient.
Démolitions de logements et restrictions de circulation
L’opération a notamment donné lieu à la démolition de bâtiments résidentiels et de locaux commerciaux, ainsi qu’à la fermeture de routes et d’accès dans les zones ciblées. Selon plusieurs informations, certains habitants ont reçu des ordres d’évacuation avant la démolition de leurs maisons, tandis que d’autres ont affirmé que certains bâtiments visés n’avaient aucun lien direct avec les auteurs présumés de l’attaque.
Des médias ont rapporté que plusieurs familles avaient dû partir dans des délais très courts. Des proches et d’autres habitants ont accueilli une partie des personnes déplacées, tandis que la municipalité a ouvert des installations locales afin de fournir un hébergement temporaire.
Les restrictions de circulation compliquent également l’accès des habitants, des prestataires de services et des équipes de secours aux zones touchées. Les craintes d’une aggravation des déplacements de population augmentent si l’opération se poursuit.
Israël annonce une opération sécuritaire après la mort de deux soldats
Deux soldats israéliens ont été tués et trois autres blessés lors d’une attaque par arme à feu survenue vendredi près d’un poste de contrôle militaire à l’entrée d’Hébron. L’armée israélienne a déclaré que ses forces avaient tué deux Palestiniens qu’elle accuse d’avoir mené l’attaque.
À la suite de cet incident, Israël a annoncé le lancement d’une opération militaire visant à fouiller la zone, à rechercher des armes et des hommes armés, ainsi qu’à interroger des suspects. Des responsables israéliens ont également annoncé des mesures supplémentaires, notamment des démolitions de bâtiments et des restrictions sécuritaires à Hébron et dans d’autres secteurs de la Cisjordanie occupée.
Craintes de déplacement forcé et de punition collective
Des responsables palestiniens et des militants ont dénoncé les évacuations et les démolitions, estimant que leurs conséquences dépassaient les personnes accusées d’avoir organisé l’attaque et touchaient également leurs familles ainsi que d’autres habitants. Des responsables locaux ont qualifié ces mesures de punition collective et averti que leur poursuite pourrait entraîner le déplacement de nouvelles familles.
La démolition de logements et le déplacement forcé de civils soulèvent des préoccupations humanitaires et juridiques, notamment en raison des difficultés rencontrées par les familles pour accéder à leurs habitations, à leurs biens et aux services essentiels. Selon les informations disponibles, tous les détails des démolitions n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante, pas plus que le lien entre chaque bâtiment visé et l’attaque.
Ces événements surviennent dans un contexte de tensions persistantes et d’intensification des opérations militaires en Cisjordanie occupée. Le sort des familles contraintes de quitter leur domicile demeure incertain et leur possibilité de rentrer dépendra de l’évolution de l’opération militaire.